Historique

HISTOIRE DE BELMONT

Belmont est une des plus anciennes seigneuries du Bugey. Vers 1135, elle était possédée par Guillaume de Belmont. Parmi ses descendants, on compte Bérard de Belmont, vivant en 1170, Pierre en 1180, Guigonet et Ponce en 1234, Etienne en 1247, Guionnet en 1293, Jean et François en 1452, Guigues et Georges en 1477, Hugues en 1510, Antoine en 1595 et Guillaume en 1650. La veuve de ce dernier, Melchionne de Seyssel, reprit le fief de la rente noble de Belmont le 16 février 1655. Le château dépendait alors de la terre et justice d'Hostel, qui n'en était jadis qu'un arrière-fief. Les dernières représentantes de cette noble famille furent Sébastienne et Symonde de Belmont. Sébastienne épousa Claude, seigneur d'Arcollières, à Yenne en Savoie. Elle en était veuve en 1674. Melchionne d'Arcollières, sa fille unique fit son testament le 12 décembre 1689. Elle avait plusieurs enfants de son mari, Joseph Cyvoct de Thézillieu.

HISTOIRE DE LUTHEZIEU

Comme seigneurie, Luthézieu fut d'abord possédée par des gentilshommes qui en portaient le nom selon sa forme ancienne : UTHEZIEU, THEYSIEU et dont les premiers connus sont Boson d'Uthézieu vivant vers 1160 et Guillaume, chevalier (1180 -1239). Parmi leurs successeurs, on connaît Jean d'Uthésieu qui rendit hommage en 1305 à Louis de Savoie, seigneur du Valromey, et reconnut tenir de lui " la maison de la Roche de Balme en Valromey".
Aujourd'hui les ruines de ce château disparaissent sous la végétation. Cette famille s'éteignit dans la seconde moitié du XVIe siècle.


HISTOIRE DE BELMONT-LUTHEZIEU

En 1974, la commune de BELMONT-LUTHEZIEU est le résultat de la fusion des deux communes de Belmont et Luthézieu (fusion-association depuis le 30 Décembre 1974 et fusion simple depuis le 3 Novembre 1997).

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'activité était principalement agricole sur la commune. La population vivait en autarcie quasi-totale à l'exception de quelques emplois saisonniers liés à la vigne et aux forêts. L'activité viticole se développa considérablement dés le début du XIXe siècle avec le commerce du vin et des fruits vers Lyon et Genève.
A partir de 1830, la commune et ses environs ont connu un important exode rural vers Lyon avec le developpement de l'industrie (soieries), accentué par la réalisation des voies ferrées en 1855. Malgré cet exode, trois écoles ont été créées : Luthézieu (1865),  Belmont (1890) et  Bioléaz (1905).

Des évènements catastrophiques ont marqué la fin du XIXe siècle avec les effets dévastateurs d'un cyclone en 1888 et le philloxéra. Au début du XXe siècle, l'exode rural continua avec l'abandon d'importantes surfaces agricoles et la disparition progressive des fruitières (une seule existante contre quatre au milieu du XIXe siècle).

Ces deux dernières décennies, la commune connut un nouvel accroisement de sa population accompagné d'un développement de ses infrastructures avec la réalisation de travaux importants : assainissement, mairie, salle polyvalente, hangar communal, parking...